L’Érea Tabarly chausse ses baskets contre la maladie

Les élèves de l’établissement ont participé hier à la campagne de sensibilisation de l’association Ela au travers du handisport.

Les élèves de l’Érea se sont rassemblés pour l’association Ela sur le site de La Margotière. © Photo NR
A l’occasion de la semaine de campagne nationale de sensibilisation de l’association européenne contre les leucodystrophies (Ela), l’établissement régional d’enseignement adapté (Érea) Éric-Tabarly participait hier à l’opération Mets tes baskets et bats la maladie à l’école. Un moment de solidarité sous un ciel d’azur qui a rassemblé une centaine d’élèves. « C’est la deuxième année que l’on met en place cette journée avec les élèves, de la 6e au CAP, relate Caroline Moreau, enseignante et coordinatrice de l’événement. Le but est de les sensibiliser au handicap en leur montrant comment l’on peut s’engager bénévolement, sportivement. »
“ On leur impose le handicap ” Deux temps forts ont rythmé ce rassemblement. Hier matin, les élèves ont bûché sur la dictée Des histoires sans fin, de Leïla Slimani, dernière lauréate du prix Goncourt, avant de se réunir pour un échange sur la différence et l’acceptation. Ils ont ensuite gagné le complexe sportif de La Margotière pour un après-midi dédié au handisport. « Nous avons sept ateliers sur lesquels on leur impose le handicap », poursuit Caroline Moreau. Entre loisirs et pédagogie, les jeunes Castelroussins ont dû faire face de manière concrète aux infirmités que peuvent provoquer les leucodystrophies en affectant le système nerveux central jusqu’à provoquer une sclérose cérébrale. Ainsi, des matchs de « ceci-foot », durant lesquels deux équipes s’affrontent les yeux bandés. Plus loin, le Mastermind® géant. Cette fois, le handicap est moteur, les joueurs ne pouvant se déplacer qu’à cloche-pied. Les cris et les rires ont jalonné cet après-midi fédérateur, à la satisfaction de l’équipe pédagogique. « Ce qui est important pour ces jeunes, c’est de comprendre que la solidarité concerne tout le monde ; chacun peut s’impliquer à son niveau, ça les met en valeur tout en leur apportant un regard de tolérance », s’enthousiasme Eduard Van Hootegem, directeur de l’Érea.
Grâce à la vente de tickets, les élèves ont récolté plus de 800 € de dons qui seront reversés à l’association.