L’EREA Éric Tabarly voit le bout des travaux

Après sept ans passés au milieu des pelleteuses, l’établissement est complètement reconstruit. Une révolution pour les élèves et l’équipe du lycée.

Plus qu’un mini-stade à aménager, «d’ici six mois», et les travaux de l’Établissement régional d’enseignement adapté (EREA) Éric-Tabarly seront terminés. Sept ans et 16 millions d’euros fournis par la Région. C’est le temps et l’argent qu’il aura fallu pour métamorphoser l’établissement.

Le matériel des six ateliers a été modernisé.

«Les conditions de travail sont maintenant quasiment au top», se félicite Mathieu Bellin, directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques. Mardi, il inaugurait le bâtiment dédié aux ateliers en présence de Dominique Roullet, vice-président de la Région chargé de l’Aménagement du territoire. C’étaient les dernières constructions qu’il y avait à ériger.
«Avant il y avait beaucoup de recoins, ce qui m’empêchait de bien voir tous les élèves», décrit Julien Michel, professeur de menuiserie, au milieu de son atelier flambant neuf. «Nous manquions d’espace ; il n’était pas possible de réaliser de grands ouvrages», ajoute le directeur délégué.

Climat scolaire au beau fixe

Chacun des six ateliers est passé de 200 m2 à 400 m2, et a été pourvu de nouveau matériel. Des machines (l’EREA prépare, notamment, aux CAP métallerie, menuiserie, et maçonnerie), des tablettes, des tableaux numériques, des vidéoprojecteurs, du mobilier.
Il est loin, le lycée construit il y a cinquante ans, «vétuste, pas fonctionnel». En sept ans, tout a été reconstruit, les classes, le CDI, les bureaux, le réfectoire, la salle polyvalente… En essayant de perturber le moins possible la vie de l’établissement.
Un an dans des préfabriqués, «ça n’a pas toujours été confortable», avoue un professeur. La cour de récré occupée par le chantier, «à un moment, les élèves n’ont pas eu beaucoup de place pour s’exprimer», reconnaît Mathieu Bellin. Depuis que les adolescents ont intégré leurs nouveaux locaux, il observe que «le gros plus, c’est l’amélioration du climat scolaire. Un équipement au top, ça leur donne envie d’apprendre.»
L’EREA compte 150 élèves répartis entre le collège et six sections de CAP. Des jeunes en décrochage scolaire, qui effectuent des stages tout au long de leur formation. Et, au nivea du CAP, pas si simple de convaincre les patrons de les prendre. «Aujourd’hui, avec ces nouveaux moyens, on peut proposer aux artisans et aux entreprises de venir utiliser nos machines quand ils ne les ont pas chez eux», explique le directeur délégué, qui espérant que ces potentiels employeurs sauront s’en rappeler.
Si, durant plusieurs années, l’Érea a manqué d’attractivité, son nouvel écrin va de paire avec un changement d’état d’esprit. «Maintenant, nous sommes dans une logique d’ouverture et de développement de notre réseau», assure Mathieu Bellin.

  Article paru le 18/09/2017